J’ai mal au travail

Je déteste travailler sur un projet, je déteste ça.

Surtout quand on arrive deux ans après le démarrage, que notre service n’a pas été représenté depuis le début, et que le projet a plus de six mois de retard. Et qu’évidemment, les responsables mentent à leurs chefs sur les dates de fin pour ne pas se faire enguirlander. Et que donc, la pression est considérable.

Depuis un mois que je suis arrivé dans cette merde, j’ai la boule au ventre tous les matins. Les larmes aux yeux au moins une fois par jour. Le désespoir m’envahit tous les matins quand je m’assois sur ma chaise, en face de mon écran. Tous les matins. Je me dis que je ne vais pas supporter cette situation bien longtemps. Cette sensation de malaise, de tristesse. Mon travail me rend malade et je le sais très bien. Pendant quelques jours, c’est allé mieux lorsque j’ai mis mon CV à jour et que je l’ai balancé un peu de partout. Mais la réalité du marché du travail me rattrape. Il n’y a rien, rien de rien. Alors grandit la perspective que je vais devoir rester là où je suis malgré le malaise grandissant qui m’envahit. Et ça me terrifie et me décourage.

Ma boîte m’a abîmé, et peut-être plus que je ne le pensais.

Hier, j’ai appris une nouvelle qui il y a quelques mois encore m’aurait rempli de joie. J’aurais eu envie de sauter au plafond et de célébrer ça. A la place, je suis resté comme un bout de caillou, complètement froid. La nouvelle a glissé sur moi. La promotion que l’on me promet depuis deux ans a enfin été validée. Mais je m’en moque… C’est beaucoup trop tard et là où j’aurais pu voir une reconnaissance il y a quelques mois, je ne vois qu’une façon de plus de m’enfoncer encore plus loin dans toute cette merde. Je les vois déjà me dire « maintenant que vous avez ce statut, vous devez également faire ça, ça et puis ça… ». Ca aurait été avec plaisir… Avant.

Je veux changer de travail, je veux partir, je ne suis pas bien là où je suis. Je n’aime pas ce que je fais, je ne me sens pas à ma place, je ne maîtrise pas ce que je fais. Et pourtant, on me force à le faire et l’on me fait comprendre que si ça n’est pas fait rapidement et parfaitement, j’en entendrais parler. Je n’ai plus personne à qui parler franchement, et je n’ai plus d’espoir non plus sur mon travail. Mais j’ai l’impression d’être condamné à continuer et ça commence à sérieusement me miner le moral.

Publicités

Étiquettes : ,

3 Réponses to “J’ai mal au travail”

  1. Zéro Janvier Says:

    Bon, par où commencer ?

    Je comprends ce que tu ressens, ou en tout cas je peux l’imaginer pour avoir ressenti quelque chose de très similaire. Je connais cette boule au ventre, les larmes qui montent, le désespoir qui envahit tout. J’ai connu tout ça. J’emploie le passé mais le présent pourrait aussi convenir, puisque le semblant de « mieux » que je ressens en ce moment n’est sans doute qu’un sursis avant de reprendre le travail mardi prochain.

    Revenons-en à nos moutons, ou plutôt les tiens.

    Mon premier conseil, c’est de faire quelque chose. N’importe quoi peut-être, mais faire quelque chose. Partir, en parler à quelqu’un dans le cadre professionnel, en parler au médecin du travail, en parler à ton médecin ou à un autre professionnel. Bref, en parler à quelqu’un car mettre des mots sur ton malaise est une première étape pour t’en débarrasser.

    Ensuite, il faudrait que tu arrives à prendre suffisamment de recul pour identifier ce qui ne va pas dans ton travail, ce qui ne te convient pas et ce qui cause ce stress que tu vis mal. Ca te permettra de voir comment arranger les choses en attaquant le mal à la source, car partir ailleurs pour retrouver les mêmes causes de souffrance ne résoudra rien. Pour partir, il faut savoir où aller (et je ne parle pas là de l’aspect matériel mais vraiment de savoir ce que tu as envie de faire).

    Ca a l’air facile dit comme ça, et je suis sans doute mal placé pour te donner des conseils là-dessus, vu l’état actuel de ma carrière professionnelle.

    Quoiqu’il en soit, je t’encourage fortement à ne plus attendre : parles-en à quelqu’un, fais quelque chose, surtout : ne reste pas seul face à ton angoisse.

    Je t’embrasse.

    Sébastien

    PS : tu sais où me trouver si d’aventure tu as envies d’en parler en privé

  2. lucasmatho Says:

    Merci pour tous tes commentaires.

    J’essaie de prendre un peu de recul durant ces quelques jours où j’ai l’opportunité de m’éloigner un peu… comme tu auras pu le comprendre! 🙂

    De toutes façons il va falloir que tout ça se calme un peu car ma santé semble en pâtir un peu (j’ai le palpitant qui me joue des tours!)

    Bon courage pour toi aussi 😉

  3. marie Says:

    bonsoir,
    il y a trois ans je suis venu m’installer dans une ville que je ne connaissait pas par amour. Résultat des courses je suis toujours seule avec mes 2 enfants et de plus je vis un véritable cauchemar au travail, je suis au bord de la dépression si je ne le suis pas déjà. J’essaye par tout les moyens de me faire muter comme j’avais fait pour venir ici ou de changer de société, mais je n’ai que des réponses négatives.
    Je suis totalement désespérée, je ne peux pas prendre de risques car j’élève seule mes enfants, c’est pourquoi je tiens le coup, mais pour combien de temps encore, j’ai vraiment perdu ma joie de vivre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s


%d blogueurs aiment cette page :