Archive for août 2010

Un cliché de plus

août 16, 2010

Je me rends compte que plus les années passent, plus je deviens gay. Sans le chercher d’ailleurs. Je ne cherche pas à l’afficher ou à revendiquer quoi que ce soit. C’est juste comme ça.

Je m’habille de plus en plus coloré et je tire parfois sur le « fashion victim » (même si je suis loin d’être un certain personnage de télé-réalité actuellement à l’écran). Je me suis mis à aimer m’acheter des fringues et à les porter.

J’assume de plus en plus mes goûts musicaux caricaturaux : Mylène Farmer, Madonna, Kylie Minogue, Lady Gaga, etc. J’aime, ça ne se discute pas. Je ne fais pas exprès. Je ne m’en cache pas.

Avoir un piercing à l’arcade sourcilière me fait de plus en plus envie. J’ai toujours voulu avoir un piercing et avec mon visage, l’arcade sourcilière rendrait bien. Ca n’est pas moi qui le dit (bien que je le pense) mais mes amis. Et la question était « quelle partie du visage conviendrait le mieux? » donc la question n’était pas orientée. Mais bon, un cliché de plus quoi. Encore une fois sans le vouloir. Cela dit, à cause de mon travail je ne pourrais sans doute jamais réaliser ce point.

La question du milieu gay aussi. J’en avais horreur avant. Maintenant, aller en boîte ou bar gay m’amuse plus que cela ne m’énerve. J’ai appris à prendre du recul face à ce milieu souvent narcissique et superficiel.

Et puis la fidélité. J’ai de plus en plus de mal à la définir (bon attention hein, vu les articles que j’ai écris dernièrement on pourrait croire que je trompe Nick à tire larigot : ce n’est pas le cas). Non que je souhaite commettre une infidélité mais quand j’entends des discussions sur le sujet, je réfléchis à cet acte et je me rends compte que je ne sais pas dans quelle situation je me sentirais trompé ou dans quelle situation j’aurais l’impression de tromper l’autre.

Enfin bref, tout pleins de domaines dans lesquels j’ai beaucoup changé. Je pense que si mon moi d’il y a 5 ans me croisait, il ne pourrait pas croire qu’il s’apprête à changer autant.

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Shut up!

août 11, 2010

Comme une envie de tout envoyer balader. Boulot, copain, famille, tout. Punaise mais en fait je suis un dépressif borderline en puissance qui s’ignore.

Aujourd’hui, ça commence mal. Suis très énervé et très fatigué, ça ne fait jamais un bon cocktail. Je suis à mon boulot de merde ou je m’emmerde, et j’ai juste envie de me tirer. Mais pas pour rentrer chez moi, non. Pas envie d’être en tête à tête avec quelqu’un. J’ai envie de prendre ma voiture, de rouler jusqu’à me retrouver dans un endroit paumé et au calme, et d’y passer la journée. Et plus si affinité.

C’est un bordel monstre dans ma tête. C’est fatigant, ça ne s’arrête jamais. Parfois ça se calme, mais ça ne s’arrête jamais. Ma vie professionnelle ne me plaît pas et ma vie de couple ne ressemble pas vraiment à ce que je visais. Mais dans un cas comme dans l’autre je suis incapable de savoir quoi faire et je ne suis même pas certain de vouloir y faire quelque chose. Et parfois je suis heureux, aussi. Alors est-ce que ça vaut le coup de tout envoyer en l’air si jamais demain je me sens mieux et que j’arrive de nouveau à profiter de tout ça ? C’est pour ça que j’aimerais me tirer sans prévenir personne une journée. Une journée entière juste pour moi, en secret, loin des autres. Mais ma chef n’est pas là, je ne peux pas le faire.

D’ailleurs, ça m’arrange bien. Aurais-je seulement le courage d’aller jusqu’au bout de ma démarche si elle était là ? Aurais-je les cojones d’aller la voir et de poser ma journée ? Est-ce que ça ne foutrait pas encore un peu plus le bordel dans ma tête ? Du genre à me poser la question « mais est-ce que c’est bien normal d’avoir besoin de poser une journée en cachette de ton copain, ta famille, tes amis ? Es-tu sûr d’aller bien ? C’est pas un peu symptomatique ? »

Oh ta gueule !

Un fidèle

août 10, 2010

Qu’est ce que c’est la fidélité ? Ca veut dire quoi aujourd’hui être fidèle?

Est-ce qu’être fidèle c’est être exclusif en amour et en relations sexuelles? Est-on infidèle dès qu’on est en dehors de cette règle?
Où commence l’infidélité? Aux regards? Aux premiers compliments? A la caresse? Au baiser? A la nudité? Au rapport buccogénital? A la pénétration?

Distingue-t-on fidélité amoureuse et fidélité sexuelle? Et quelle est la plus facile à maîtriser?

Est-ce que si je croise un garçon, que nous nous regardons et que nous sentons qu’il y a quelque chose entre nous, je suis infidèle? Et si oui, est-ce de l’ordre du sentiment ou du sexe?

Est-ce que si je parle avec ce garçon et que nous nous échangeons des compliments à demi mots, puis ouvertement, je suis infidèle? Et si oui, où commence-t-elle : aux compliments à demi mots ou aux compliments assumés?

Est-ce que si ma main frôle la main d’un garçon, volontairement des deux côtés, on parle d’infidélité? Je n’ai pas couché avec. Mais suis-je vraiment fidèle à ce moment là?

Si j’embrasse un garçon parce que je suis un peu alcoolisé, suis-je infidèle? Etais-je vraiment moi-même? Peut-on me traiter d’infidèle? Mais en même temps, l’alcool ne révèle-t-il pas quelque chose? Et si on s’en tient au baiser, est-ce une infidélité?

Si je vais sur un site internet de webcams, et que je me fais du bien avec un autre garçon par caméras interposées, est-ce que je trompe mon partenaire? Il n’y a même pas de présence physique mais peut-on dire que je suis fidèle? Considères-t-on ça comme un rapport sexuel? Un rapport sexuel virtuel? Est-ce une infidélité?

Et que dire d’une fellation ou d’un rapport complet pénétration comprise? Il y a infidélité physique, mais si c’est avec un inconnu? C’est du sexe égoïste, comme une masturbation. On ne connaît pas l’autre, on s’en moque même. Il n’y a pas de sentiments. Quelle situation est la pire? Une infidélité purement physique ou un amour profond mais sans franchir la barrière du physique?

Foutu journal

août 9, 2010

Ca s’en va et ça revient…

Comme une pointe, une pique dans la vie de tous les jours. Par des écrans, par des ondes, par des chansons. Un texte. Un texte écrit juste après. A chaud. Pour coucher tout ce que j’ai vécu. Tout ce que j’ai ressenti. Pour ne rien oublier. Et c’est plus puissant que le seul souvenir. Ces mots là reflètent exactement mon point de vue, ce sont mes mots, mes tripes. A tel point qu’ils parviennent à réveiller ces exactes sensations à nouveau. C’est fou le pouvoir des mots. C’est dangereux de tenir un journal. Tellement magnifique, mais tellement dangereux.

Un texte peut-il vous faire faire des conneries ? Sans doute. En tous cas, vous jeter dans un désarroi et une mélancolie en quelques heures. Vous rappeler toute une période que vous étiez parvenu à oublier. Et recommencer à penser, sans arrêt. Ai-je bien fait ? Cela fait des mois, des années. Mais toujours pas de réponse à cette question. Des doutes, pas de réponse. Et ce fantôme qui revient me hanter.

Foutu journal.

Le temps était comment?

août 6, 2010

Salut le blog.

Bon, à défaut de prendre le temps de te donner vraiment des nouvelles, je… Non attendez. Je me connais. Vu que je m’apprête à vous dire que je n’ai pas le temps d’écrire un article, je vais justement en avoir une furieuse envie. Donc oubliez.

Salut le blog.

Voilà, les vacances sont terminées. Bon, depuis un petit moment déjà mais je n’ai pas pris le temps de venir m’épancher par ici 🙂

Je suis parti à la campagne dès le premier soir de mes vacances, en sortant du boulot. Pour aller faire ma fête de l’été qui m’a tant causé de soucis cette année. Bilan : sur deux soirées, l’une était très bonne mais il n’y avait pas tout le monde, l’autre était trop, beaucoup trop calme.

La première soirée ça a été dancefloor à ciel ouvert avec alcool en intraveineuse. Une bonne vieille soirée comme ça faisait longtemps qu’on n’en avait pas fait. Le seul souci c’est que certains qui n’étaient jamais venus se sont perdus en route et qu’il a fallut les guider à 2h du matin, donc très vite dessoûler pour être compréhensible. Les derniers sont arrivés à 4h du matin et tout ce petit monde s’est couché à 5h. Autant dire qu’en se levant vers 10h, on était tous décalqués.

Le souci, c’est que du coup, le deuxième soir, tout le monde était lesté. Ceux qui avaient fait la fête la veille étaient trop crevés pour danser et les autres étaient… Trop timides. « Y’avait pas assez d’ambiance ». Ah oui? Et bien il suffisait de danser. Bon, je comprends que voir la moitié des gens partir en ballade ou s’asseoir et regarder le temps passer n’est pas très motivant. Mais il suffit de s’y mettre. Bref. Je suis un peu mauvais parce que les échos que j’ai eu de ce week-end c’est « la deuxième soirée était nulle ».

Super. Fais des efforts pour organiser un truc, passe une super bonne première soirée, fais faire des ballades, emmène les gens se baigner, fais des barbecues, fais des plats maison, bref offre un week-end sympa et pas cher, et tout ce qu’on retient des trois jours c’est que la deuxième soirée n’était pas de folie. Ca m’a vraiment blessé, fais de la peine que les gens ne retiennent que ça. En tous cas c’est clair, c’est terminé tout ça. On prendra les gens les uns après les autres, chacun se demerdera pour apporter sa bouffe et basta. Je ne dépense plus autant d’énergie et d’argent pour ça.

Ensuite, nous sommes partis en Irlande. Que dire? Super voyage. Dublin ne m’a pas charmé tant que ça même si la ville est sympa. Mais trop de petits trucs : le temps déjà, même si ça fait parti de l’Irlande. Les gens ensuite, pas trop sympa. Et puis la ville en elle-même reste une ville. Mais bon, il y a des coins très jolis et il y a quand même pas mal de choses à y faire.
En revanche, nous sommes partis 3 jours dans le Connemara et là… Fabuleux. Des paysages magnifiques, des gens gentils, du vert du vert du vert, la mer, les rochers, les îles… Bref : wahou!

Au retour de France, coup de fil de ma mère:
-C’était bien?
-Ah oui, on a visité ça, et ça, et ça (là j’entends mon père rentrer derrière et dire « tu lui as dit? ») -Et le temps alors?
-Attends maman, tu dois me dire quoi là?
-Le temps était comment?
-Le temps était Irlandais. Tu dois me dire quoi?
-Ah oui, pluie, soleil, pluie, soleil.
-Oui voilà. TU DOIS ME DIRE QUOI?
-J’ai un cancer.

Youpi. L’année dernière, mon frère a eu une maladie cardiaque puis une méningite qui a failli le tuer et voilà que ma mère se choppe un cancer. Il s’agit cependant d’un cancer du sein qui semble pris à temps. Mais bon…

Dès le lendemain nous sommes repartis sur Paris faire un tour à DisneyLand puisque nous avions des places gratuites. Comment dire? Je n’ai jamais été fan de ce parc parce que je n’ai jamais vraiment accroché à la féerie Disney. Mais là, ça m’en a encore plus éloigné : aucun sourire (ou presque) des employés, les visiteurs complètement survoltés, des problèmes techniques dans des attractions, une bouffe très chère, des parents vraiment cons (genre ton gosse de 3 ans tu le fais lever à 7h00 pour être là à l’ouverture du parc et sans faire la sieste tu l’obliges à rester jusqu’à minuit et demi pour voir le feu d’artifice…). Heureusement qu’ils ont un peu plus d’attractions à sensations fortes qu’avant.

Et puis le retour au boulot. Bouh. Pas beau. En plus, il n’y quasiment plus personne à partir de la semaine prochaine puisque tout le monde (ou presque) sera en congés… Ca risque d’être un peu long…