Archive for décembre 2011

L’épreuve

décembre 15, 2011

Cette nuit j’ai fait un vrai cauchemar.

J’étais en train de me balader dehors, c’était l’été il faisait beau et je suis passé devant cette petite maison avec une véranda. J’y ai vu des frères jumeaux, deux beurs d’une vingtaine d’année. Ils étaient à la fenêtre, très mignon. L’un avait le visage un peu plus fin que l’autre. Je suis repassé un peu plus tard, ils étaient toujours là. Je suis rentré dans la maison, et celui au visage fin m’a tout de suite accueilli. Il était très gentil, attentionné et protecteur. On a discuté, bu un café et j’ai fini par l’embrasser. Et puis nous avons fait l’amour. On a commencé à se voir, et plus je le voyais, plus je l’aimais. Et lui en retour.

Et puis tout à coup, je me suis rappelé. Je me suis rappelé que j’étais marié. Je le lui ai dit. Je lui ai dit que j’étais perdu parce que j’aimais l’homme avec qui j’étais marié, mais que pour une raison qui m’échappait, j’étais également tombé amoureux de lui en quelques jours. Il était triste. Il m’a dit qu’il partirait de cette ville si jamais c’était terminé entre nous parce qu’il ne pourrai pas rester ici sans être avec moi. Et il ne voulait pas être l’amant. Il voulait être le mari.

Et j’étais perdu, perdu. Parce que bon sang, je n’avais pas du tout envie de quitter Nick. Et en même temps, je ne voulais surtout pas perdre cet autre avec qui je commençais quelque chose, je voulais continuer à passer du temps avec ce mec si mignon, être avec lui. Mais perdre mon mari ? Jamais… Et comment expliquer la situation à Nick ?

Je me suis réveillé. Ca m’a rappelé ma situation d’il y a deux ans. Etre dragué par un autre qui vous plaît quand on est en couple. Quelle épreuve.

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La fosse à purin daubée

décembre 1, 2011

Comment décrire la situation simplement?

Dans mon service actuel, il y a ma chef, ma collègue et moi.

Il y a une chose que je n’ai pas dite ici, pas encore. Pour ne pas me porter malheur, je n’ai pas voulu trop y croire au début, à peine l’ai-je twitté. J’ai passé un entretien pour un poste en laboratoire qui m’intéresse beaucoup plus en interne. Si vous êtes déjà passé par chez moi, premièrement vous êtes sûrement un peu masochiste, et deuxièmement vous savez certainement quel est mon ressenti par rapport à mon poste actuel : le dégoût. Je souhaite depuis presque deux ans retourner en laboratoire, je me prends des claques et malheureusement pour moi plus le temps passe et plus je perds mon « savoir-faire » technique. Donc pour résumer, plus j’attends avant de repasser en labo, moins j’ai de chance d’y aller. Soyons clairs, pour des postes en CDI en dehors de ma boîte, c’est déjà mort depuis plus d’un an. Il me restait les postes en interne. Plusieurs candidatures, plusieurs claques « c’est très bien de vouloir faire ça, on t’y encourage, mais on ne te prends pas ».

Et puis, à force d’acharnement, j’ai enfin réussi à convaincre quelqu’un. Puis quelqu’un d’autre. Et encore un autre. Et au final, ces personnes ont fait en sorte qu’on me donne vraiment ma chance. Ca s’est traduit par une offre interne à laquelle j’ai postulé et qui s’est soldée par un entretien au cours duquel on m’a dit « c’est toi qu’on va prendre pour cette mission, et si possible on te garde après ».

Incroyable. Formidable. Génial.

Bon, sauf que. En fait, cette mission correspond à un remplacement parce que quelqu’un part du laboratoire pour aller dans un autre service. Le futur chef de cette personne tire très fort pour l’avoir tout de suite à temps complet. Bien logiquement, ma future chef ne veux pas le laisser partir tant que son remplaçant, c’est à dire moi, n’est pas arrivé. Vous commencez à comprendre? Donc moi, normalement, je devais commencer fin Novembre. Mais il faut quelqu’un pour me remplacer moi. Et c’est là que ça commence à coincer. Parce que mon remplaçant et bien il se fait attendre. Pourquoi? Parce qu’on va piquer dans un autre service. Qui devra trouver un remplaçant à mon remplaçant. Ahem.

C’est tout une cascade de remplacement qui s’est mise en place. Le problème c’est qu’au début de la chaîne, le premier commence à perdre patience de voir que son recrutement n’arrive pas. Et que, le connaissant, je sais que très bientôt, il parviendra à récupérer son recrutement. La personne que je dois remplacer donc. Or, ma chef actuelle ne me laissera pas partir tant que je n’aurai pas formé mon remplaçant. Aujourd’hui j’ai eu une discussion avec ma chef. Elle m’a annoncé que dans le meilleur des cas, mon transfert pourrait se faire fin Janvier. SI mon remplaçant est disponible rapidement et déjà en partie formée (ça dépendra de quelle personne est choisie en interne). Donc, chef actuelle me dit « au mieux Janvier ». Alors que future chef me dit « nous on a besoin de quelqu’un  MAINTENANT ».

Ca semble déjà moins bien parti hein? Bon, pourtant les postes sont déjà plus ou moins officialisés donc si ça peut se faire d’ici fin Janvier, ça devrait passer. Mais si ma chef actuelle n’a pas la personne qu’elle souhaite pour mon remplaçant, il se pourrait que ça ne soit pas avant début Mars.

Ah, et donc pour m’achever, ma collègue de mon service (rappelez-vous ce que j’ai dit au tout début : Dans mon service actuel, il y a ma chef, ma collègue et moi. ) cette collègue donc, est en CDD. Elle vient d’être reconduite jusqu’à début 2013. Hmm, mais cette collègue me parle de cette boîte concurrente FORMIDABLE chez qui elle a bossé avant et qu’elle rêve de ré-intégrer depuis un an qu’elle est arrivée. Oh, et bien bonne nouvelle, elle passe un entretien pour un CDI dans cette boîte courant Décembre. Elles ne sont plus que deux à être en lice pour le poste. L’autre est une inconnue pour la boîte, ma collègue elle a presque un mémorial dressé dans le service où elle postule.

Vous sentez comme soudainement l’ivresse de joie que j’ai pu ressentir il y a quelques semaine s’évapore? Concrètement, je tarde de plus en plus à arriver sur un poste ou bientôt il n’y aura plus personne, et donc vraiment besoin de quelqu’un. On ne me laisse pas partir car dans le service, sous ma chef, nous ne sommes que 2. Et que si l’un des 2 part, il faut absolument former le remplaçant. Et ma collègue a de fortes chances de se voir proposer un CDI dans les prochaines semaines. Un service sans plus personne de formé, ça n’est pas possible. Donc, qui voit venir la claque ultime consistant à ENFIN avoir été retenu pour LE poste qu’il voulait et se voir finalement signifier qu’il va rester à sa place, sa place puante de merde, sa raclure de chiasse, sa fosse à purin daubée par les dépressions, les craquages, les hurlements, les engueulades, le suicide, la mort?

Allez, sans déconner, le destin, Dieu, tout ce que tu veux… Tu peux me laisser partir sur mon nouveau poste?

Pitié.