Le sourire de la poupée

mars 3, 2011

Et voilà.

J’ai l’impression d’être une de ces poupées qui ont un sourire figé sur le visage. On leur met de violentes claques dans la figure et, impassible, elles continuent de sourire. Elles n’ont pas le choix, elles ne peuvent pas faire autrement, elles sourient malgré les claques parce qu’elles ne peuvent pas faire autre chose.

Hier, je me suis mangé une claque qui m’a touché jusqu’au fond. Une autre de ces claques qui m’a fait mal. Profondément. Je ne les compte plus. J’ai pris l’habitude de continuer à sourire à la vie en espérant qu’un jour les choses changent.

Comme vous avez déjà pu le lire ici, je ne supporte plus mon travail. Cela fait maintenant un an que j’ai changé de site. Que je suis arrivé là où je suis pour démarrer une usine toute neuve. Déjà avant le changement, mon travail m’ennuyait. En arrivant, je suis passé en mode projet, l’usine démarrait, tout le monde était très, très, stressé, on nous mettait une pression folle, on se prenait des brasses (combien de collègues sont venus pleurer dans mon bureau), des menaces (si tu n’as pas signé ce soir, demain je t’envois la direction), et l’on m’a collé sur des processus que je ne maîtrisais pas.

Il y a un an, j’ai réalisé que quel que soit le contexte, je ne supportais plus mon travail. Que cette pression aurait peut-être été supportable si j’avais aimé mon travail. Alors je me suis dit que je devrais retourner à mon job initial, celui pour lequel j’avais fait mes études. J’ai atterri sur mon poste actuel par un complet hasard. Il ne correspondait pas à ma formation (enfin, disons de très loin en fait) mais restait dans ma « sphère » de connaissance. Et surtout, c’était un CDI.

Sauf que, deux ans et demi après mon diplôme, ça allait être difficile de me faire embaucher comme ça ailleurs.

Et puis, il y a quelques semaines, une offre en interne correspondant à ce que j’attends paraît. Un an après mon arrivée. Imaginez ma joie. Imaginez-la bien. Pour le contexte: je suis arrivé en Mars 2010 et l’usine était sur le point de démarrer. Nous sommes en Mars 2011, l’usine n’a pas démarrée, mais c’est de nouveau pour ce mois ci. Un an de retard. Imaginez la pression.

Bref, j’ai postulé. J’ai passé un entretien, j’ai prévenu ma hiérarchie de mon souhait de partir. Ils étaient d’accord. Le responsable de mon futur service avait l’air de trouver ma candidature intéressante mais il m’a prévenu : « ça fait longtemps que tu n’as pas été sur un poste similaire ».

Il a téléphoné hier soir. Et il m’a dit que ma candidature était géniale. Très motivée. Qu’il était très embêté parce qu’il ne voulait pas que je me décourage. Mais que pour cette mission de six mois, il préférait quelqu’un qui avait travaillé récemment dans ce domaine.

Alors j’ai repris mon sourire de poupée, je suis allé dire à tous les gens qui avaient croisé les doigts pour moi que, non, je n’avais pas le poste. J’ai dit que « non bien sûr, je ne me décourage pas, tu me connais! ». Mais bien sûr que oui je me décourage.

Parce que ça fait trois ans et demi que je n’ai pas été sur un poste pareil. Et que dans six mois (temps probable avant une nouvelle offre interne) cela fera quatre ans. Il faut être réaliste. Plus personne ne voudra de mon profil pour un poste comme celui là.

Alors, le job que je voulais faire, celui qui me motivait un minimum, celui pour lequel j’ai fait mes deux ans d’étude post bac avec un réel plaisir, ce job là, j’ai appris hier que je pouvais certainement faire une croix dessus. Pour toujours.

Et ce matin, je reviens à 7h30 m’asseoir sur ma chaise pour faire mon boulot de tous les jours, que j’ai en horreur depuis un an. Ce travail qui m’ennuie, profondément, qui me stresse, énormément. Et comment dire? J’ai l’impression d’être enfermé dans cette prison. J’ai cru avoir trouvé une scie pour couper les barreaux, et voilà que cette scie tombe en poussière.

Alors, comme je ne sais pas faire autre chose, je remets mon sourire sur mon visage de poupée, et je prétends que tout va bien. Hier soir, j’ai parlé un peu de tout ça à Nick, version édulcorée bien sûr. Il m’a regardé, a sans doute compris que c’était plus profond et m’a dit « tu ne devrais peut-être pas passer à autre chose aussi vite si ça te contrarie. Ca nous rattrape tu sais? »

« Je sais » dit la poupée.

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un bien long article

février 4, 2011

Je crois que je n’ai pas encore raconté dans le détail ce qu’il s’est passé l’année passé, pratiquement jour pour jour. A personne. J’ai gardé ça pour moi pendant une année. Peut-être le temps de le digérer.

Certaines personnes de mon entourage connaissent une partie de l’histoire, d’autre une autre. Mais personne n’a toutes les pièces du puzzle.

Il y a un an presque jour pour jour donc, je me suis séparé de Nick.

La plupart des gens qui ont eu des bribes de cette histoire connaissent la trame de fond et les raisons qui m’ont poussé à le quitter. Mais rares sont ceux qui connaissent la goutte d’eau.

Les raisons de fond, c’est qu’avec le temps comme pour beaucoup de couple, j’ai fini par trouver de plus en plus désagréables certains défauts de Nick qui ne posaient pas de problèmes au départ. Son côté enfant, râleur et colérique. A cela s’est ajouté le fait que nous avons emménagé ensemble et que je me suis rendu compte qu’il ne faisait pratiquement pas de tâches ménagères. Enfin, j’ai commencé à changer sur certains aspects de ma personnalité et là où j’avais toujours juré mes grands dieux (et j’y croyais vraiment) que les plans culs ne me brancheraient jamais, j’ai commencé à avoir envie de me sauter le premier mec que je croisais.

Pour vous remettre en situation, je rentrais le soir depuis 8 mois et Nick était toujours, invariablement, 7 jours sur 7, rentré avant moi. Je n’étais donc jamais seul. Il était de plus régulièrement énervé et me parlait mal. S’il avait envie de sortir, il fallait que j’en ai envie aussi car si ce n’était pas le cas et que j’étais fatigué, alors une dispute éclatait sur le fait que j’étais un égoïste fini. Même chose pour le sexe. Même chose pour tout en fait. Je devais être d’accord avec lui ou c’était la colère. Mais la vraie colère. Et je n’avais pas le droit de sortir seul. La seule chose qui semblait le calmer en fait, c’était mes larmes. Alors enfin il s’apaisait, comme s’il avait besoin de voir qu’il m’avait profondément touché pour être satisfait.

Alors j’ai commencé à me demander si j’étais bien avec celui qu’il me fallait. Si cette histoire rimait à quelque chose, si les choses changeraient, si j’étais heureux. Serais-je mieux seul ? Etait-ce normal de rentrer tous les soirs en ayant la boule au ventre de ce qui pouvait se passer ? Et pourquoi alors ne pourrais-je pas m’envoyer en l’air avec le premier venu, pour me consoler ? Pour me sentir à nouveau beau, désirable et vivant aux yeux de quelqu’un ?

Pendant de longues semaines, je me suis posé toutes ces questions sans jamais pouvoir en parler à quelqu’un. Parce que je n’étais jamais seul.

Et puis la goutte d’eau s’est dangereusement rapprochée du vase plein. Cette goutte d’eau s’appelle Stéphane. Un garçon de ma boîte. Avec qui nous nous étions envoyé plusieurs mails quelques mois auparavant jusqu’à ce que je comprenne qu’il avait complètement flashé sur moi et que je lui fasse comprendre que, même s’il était très mignon, j’étais déjà en couple.

Mais voilà, au mois de Janvier 2010, en pleine période de doute et alors que je ne le croisais jamais, je l’ai vu à nouveau au boulot. Je lui ai envoyé un mail. Il m’a répondu. De nombreux échanges ont suivis, puis nous avons mangé en tête à tête un midi. Nous avons bu le café ensemble. Nous avons fait nos pauses ensemble. Il a quitté son copain qu’il avait plus pour lui tenir compagnie que pour autre chose. Il était très gentil. Il m’a fait de belles déclarations romantiques, et sans lui faire de déclarations, je lui ai laissé entendre que je n’étais pas du tout insensible à des avances.

Mais ce n’était pas moi. Ce garçon qui flirtait avec un autre, ça ne pouvait pas être moi. Moi infidèle ? Ah merde alors…

Les deux derniers jours avant que je prenne la décision de quitter Nick, je les ai passé à pleurer. Pendant la journée, ou juste avant de rentrer chez moi. Malheureux parce que je me sentais mal avec lui, parce que je me sentais mal vis-à-vis de Stéphane (et que je n’avais aucune idée de ce que j’étais en train de faire). Voici ce que j’ai écrit pendant ces deux jours, par exemple :

« Tu me manques.

Le Nick du début me manque. Celui qui adorait me faire des surprises, me préparer des trucs, passer du temps avec moi tout simplement sans forcément faire grand chose. Qui voulait mon bonheur et qui était prêt à des concessions.

Aujourd’hui j’ai l’impression d’étouffer. De ne plus être moi-même. Je suis devenu quelqu’un d’autre pour essayer de me conformer à tes attentes. Et pourtant, plus le temps passe plus il semble que je m’éloigne de ce que tu aimais chez moi.

Tu dis sans arrêt que tu as l’impression que je t’aime moins, que je ne t’aime plus comme avant, que je ne t’aime plus tout court. Et lorsque tu me dis tout ça, aujourd’hui je n’ai plus de réponse. Je ne sais plus comment je t’aime. Non je ne t’aime plus comme avant, et ça explique que je m’agace de plus en plus et de plus en plus vite. Je crois qu’on était déjà arrivé à cette conclusion il y a quelques mois. Ce que j’attends le plus dans mon couple, c’est de la tendresse, un bloc sur lequel me reposer, un temps de paix, quelqu’un avec qui on n’a pas besoin de se mesurer, de se battre – tout cela, on le fait suffisamment ailleurs.

Mais j’ai quelqu’un qui ne m’apaise plus chez moi. Qui ne supporte plus mes câlins, qui veut jouer comme un enfant et qui ne sait plus s’arrêter. Quelqu’un qui s’énerve à la vitesse de l’éclair, parfois pour des broutilles, et qui me fait souffrir énormément dans ces cas là. Quelqu’un qui ne supporte plus que je ne sois pas de son avis, qui ne supporte pas que je dise non ou qui ne supporte pas que je n’ai pas envie des mêmes choses que lui.

Mais te demander de changer tout ça, c’est demander de te changer toi. Tu as en toi cet enfant, ce grain de folie, cette impatience. Te dire de changer, c’est t’étouffer.

J’ai l’impression qu’on ne cherche plus les mêmes choses. J’ai l’impression que tu veux que je sois avec toi tout le temps pour faire ce que tu as envie. Moi, je veux faire ce dont j’ai envie et je veux que tu fasses ce que tu as envie. Ensemble pour les choses dont nous avons envie tout les deux, mais séparément pour le reste. Tu peux rester des heures sur tes animaux ou bien à regarder des poissons dans les animaleries. J’aime écrire, lire, regarder mes séries télé, jouer au jeu vidéo. Je ne fais plus tout ça depuis trop longtemps.

Quand je suis avec ma famille ou avec mes amis, je suis tiraillé entre le fait de faire ce qui me plaît avec eux et le fait que tu vas m’en vouloir si je ne fais pas attention à toi.

Et pourtant…

T’avoir au téléphone tout à l’heure quand tu m’as dit que tu as mal au nez me tire des larmes que tu n’as pas entendu. Je tiens à toi, tu ne sais même pas comment. Hier soir j’étais bizarre… Parce que j’avais sans arrêt envie de pleurer. Tu es capable de me rendre furieux, de me faire dire dans ma tête que j’ai envie d’une pause, ou de partir. Mais tu es capable de me toucher en plein coeur, de m’émouvoir si fort que j’en pleure.

Aujourd’hui je suis perdu… »

Et puis un vendredi soir, je suis rentré plus perdu et angoissé que jamais. Et j’allais devoir passer un week-end entier comme cela. Et j’ai craqué. A peine ai-je passé la porte que j’ai fondu en larmes sans pouvoir m’arrêter et sans vouloir rien lui dire pendant une demie heure. Nick a paniqué. Je pense qu’il comprenait ce qui allait se passer. Et dans même tête, je me suis dit qu’il fallait que je le quitte à cet instant. Parce que je ne voulais pas m’embarquer dans une double vie avec Stéphane et Nick en même temps. Je voulais quitter Nick parce que je ne l’aimais plus, et pas pour tomber dans les bras d’un autre, surtout perdu comme je l’étais.

Ce week-end a été un long cauchemar épouvantable. Et le dimanche soir, j’étais célibataire. Dès le lundi, en apprenant cela, Stéphane a voulu me consoler puis m’a invité à une soirée. J’ai refusé. J’étais célibataire avant tout pour me retrouver, me poser. On verrait la suite plus tard. J’ai eu droit de la part de Nick à toutes les réactions classiques, textos, appels, parfois détaché, parfois en larmes, parfois en colère. Je lui ai demandé de couper complètement les ponts, le temps que je me pose.

Pendant la semaine qui a suivi, j’ai beaucoup, BEAUCOUP réfléchi. Et certaines choses m’ont fait comprendre que je l’aimais toujours. J’ai donc fini par prendre la décision de me remettre avec Nick, mais sous certaines conditions, en retrouvant ma liberté. Et une semaine après la séparation, nous nous sommes retrouvés. Il n’a ré-emménagé qu’un mois et demi plus tard, et depuis tout va mieux. J’ouvre enfin ma gueule quand ça ne vas pas et cette rupture lui a montré qu’il avait intérêt à mieux se comporter s’il ne voulait pas me perdre.

Un an après cette rupture, nous préparons notre PACS. Et cette fois, je ne doute pas.

Mais cette histoire a tout de même laissé une séquelle. Je me suis posé beaucoup de questions à cette époque et notamment sur la fidélité. Je me suis aperçu que ma notion de la fidélité avait changé, et ce que j’ai découvert quelques mois plus tard l’a confirmé. Je crois maintenant que j’ai une fidélité sentimentale. Mais je ne suis pas sûr d’avoir une fidélité sexuelle. Entendons-nous bien : il ne s’est jamais rien passé entre Stéphane et moi, et je n’ai jamais couché avec un autre depuis que je suis avec Nick. Mais je sens qu’un jour, cela arrivera. Et ça ne me paraît plus grave. Parce que je met cela sur le même compte qu’une masturbation devant un porno : lorsqu’on se fait un plaisir solitaire, on ne pense clairement pas à celui qui partage notre vie. C’est un plaisir solitaire auquel l’autre ne participe pas. Bien protégé, quelle est la différence avec faire l’amour avec un plan Q ? Plaisir solitaire auquel l’autre ne participe pas non plus. Du moment que les sentiments ne sont pas engagés, cela ne me dérange pas, que ce soit pour moi ou pour Nick. Si j’apprenais qu’il me trompe occasionnellement sans lendemains, cela ne me dérangerait pas.

Pourquoi en suis-je si sûr ? Parce que j’ai découvert qu’il avait déjà plus ou moins franchi le pas (d’où mes interrogations sur la fidélité il y a quelques mois) sur des sites du type de Chatroulette mais orienté sexe. Et plus d’une fois. Soyons honnête, il s’agit de se foutre à poil et de se faire un plan Q webcam avec un autre. Quelle est la différence avec une infidélité physique ? Pour moi aucune. L’autre a fantasmé et eu un orgasme avec un autre partenaire, présent physiquement ou pas. Et bien, le fait qu’il ait fait cela avec un parfait inconnu ne me dérange pas. Je met ça au même niveau qu’une masturbation, c’est son plaisir à lui, sa sphère. Et vu que cela n’a en rien changé la fréquence et la qualité de nos rapports ça me dérange encore moins.

Forcément, lorsque j’ai vu qu’il avait fait cela, j’ai été très curieux de voir ce que cela faisait. J’y suis donc allé aussi. Et ça n’a fait que renforcer le fait que j’ai trouvé ça sans conséquence. Je ne connais pas la personne avec qui j’ai eu un orgasme. Mes sentiments n’ont pas joués. Ce n’est que du sexe, un orgasme, point.

Le seul bémol ? Nick est un jaloux, un vrai. Il ne sait pas que je suis au courant de ses écarts virtuels. Parce que sinon, je pense qu’il ne supporterait pas l’idée que cela ne me pose pas de problème. Encore moins que j’ai pu le faire suite à cette découverte. Alors qu’au final, c’est avec lui que je veux bâtir ma vie. Avec lui que je veux voir l’avenir. Aller voir ailleurs à l’occasion, quel affaire ! Si l’on est là pour l’autre dans les bons comme les mauvais moments, où est le problème ?

Liste

novembre 22, 2010

Pas envie.

Pas motivé.

Mal à l’aise.

Surveillé.

Fatigué.

Lassé.

Pas serein.

Peu d’espoir.

Boulot de merde.

Sacré Jay!

novembre 15, 2010

HAHAHA.

Il y a deux jours, la meilleure amie de mon ex, Jay pour ceux qui suivaient mon ancien blog, celui qui m’avait laminé le corazon bien comme il faut (vous savez genre je te quitte sur MSN en te faisant croire que tout n’est pas perdu alors qu’au moment même où je le fais, je suis sur les genoux d’un autre mec), m’a ajouté comme ami sur Facebook.

Bon.

Je n’ai pas vraiment su comment réagir, cette fille est très sympathique mais elle reste la meilleure amie de l’enchochado et donc ça la fout un peu mal. Bon après je sais que tous ses amis lui ont un peu craché sur la gueule de m’avoir fait ça parce que lui-même s’était toujours plaint des connards qui s’étaient foutu de sa gueule. J’ai su que ses amis lui avaient tous reproché, et qu’il s’est senti plutôt mal (ce qui avait été une maigre mais réconfortante consolation à l’époque).

Donc j’en étais à peu près là de mes réflexions quand hier soir j’ai reçu un message de Facebook pour m’annoncer que Jay souhaitait m’ajouter comme ami. Comment vous dire que j’en suis resté sur le cul? Mais quelle est sa définition du mot amitié exactement? Qu’est-ce que ça peut bien lui foutre que je sois son ami? Il veut vraiment qu’on se revoit? Enfin je sais pas moi, si tu ajoutes quelqu’un c’est parce que tu as un minimum d’intérêt non? Et là… Je vois pas. En passant, j’ai remarqué qu’il m’ajoutait avec un profil (MisterJay) différent de sa véritable identité (Jay) puisqu’il a également un profil à son vrai nom. Ce qui m’a rappelé avec bonheur qu’à l’époque où nous étions en couple, il m’avait fait le même coup avec une adresse MSN "intime" à laquelle je n’ai jamais eu droit et une adresse MSN "pour les autres" à laquelle j’étais abonné.

HAHA! Sacré Jay, tu ne changes pas hein?

Vous êtes invités on ne sait pas trop quand, on ne sait pas trop où…

novembre 9, 2010

Ouh bon dieu, ça fait un bail que je n’ai pas écrit dans mon journal!

Par où commencer?
J’ai pris ma décision au boulot. Enfin ça fait un peu effet d’annonce ça. Je n’ai pas pris de décision radicale mais j’ai pris contact avec des responsables d’autres services pour changer de boulot tout en restant dans ma boîte. J’ai l’espoir que dans d’autres services ça se passe un peu mieux. Et puis je sais faire le boulot et il me plaît davantage. Si l’expérience est concluante, je reste. Si jamais le boulot me plaît mais que l’ambiance reste pourrie, je me fais suffisamment d’expérience et je pars de cette boîte.

Oui, parce que plus le temps passe, plus les choses empirent. A mon poste actuel, je m’apprête à changer de chef pour la sixième fois en moins de trois ans. Et la pressentie n’est autre que Mélaine, ma collègue avec qui mon arrivée de Mars a été désastreuse. Autant dire que je n’ai pas hâte de voir ce que cela va donner. Et puis, c’est plus profond que ça. J’ai un désintérêt grandissant pour mon boulot depuis des mois et des mois. C’est simple d’ailleurs, toutes les personnes que je connais qui ont fait mon métier ont fini par en changer.

Bref, j’attends maintenant une opportunité en interne en croisant très fort les doigts pour que les remaniements de hiérarchie ne m’empêchent pas de partir. Mais là, j’ai comme un doute…

Sinon, pour le PACS, c’est toujours prévu pour l’été prochain. Le problème c’est qu’on en chie grave de chez grave pour trouver une salle qui nous convienne. Trois n’étaient plus disponibles et la quatrième nous plaît moyennement. D’autant que le bruit est limité à 90 décibels (sinon ils coupent carrément le courant, super pour l’ambiance…) et que ça me semble peu.

Donc je continue de prospecter mais j’avoue que ça commence à me stresser sérieusement. Parce qu’il ne va pas falloir tarder à envoyer les invitations et sans date et sans lieu, ce n’est pas très pratique…

Avec Nick ça va bien, on est dans une période où l’on s’entend bien et l’on se comprend, je me sens bien. Serein.

Mon frère a beaucoup perdu de poids. Mais genre beaucoup. Ca fait environ 10 ans que je ne l’avais pas vu mince. Bin là ça y est. Et ça fait vraiment bizarre. Mais c’est bien, niveau santé il était temps qu’il reprenne les choses en main.

Oui, côté famille, amis et amour ça va bien. Il reste ces deux trucs, le boulot et l’organisation du PACS. Bon, pour le PACS je me dis au pire qu’on peut faire ça début Septembre si jamais on ne trouve rien. Mais pour le boulot… Pfff, je n’ai vraiment pas envie de bosser, de faire ce que je fais. Pourvu que ça change (en bien!) très vite… (mais bon, le boulot, c’est moins important que le reste…)

Je n’veux pas être tout seul

septembre 20, 2010

Je n’veux pas être tout seul pour partager ça.
Pas être tout seul pour partager ça de mon côté. Je voudrais pouvoir le partager avec mes amis et ma famille.

J’ai téléphoné à mon père ce matin pour le lui dire mais il a rapidement enchaîné avec un autre sujet, celui du voyage familial auquel ma mère lui demande de ne pas participer pour rester avec elle puisqu’elle aura tout juste fini ses séances de radiothérapie. Et je pense que mon père n’est pas du même avis que moi. Et que donc il n’a pas aimé ce que je lui ai dit. Et du coup il a raccroché en quelques secondes.

J’ai pu le partager avec trois collègues de bureau ce matin. Une seule a eu la réaction escomptée. Les autres ont enchaîné directement avec leurs problèmes. Comme si ce que je venais de leur dire n’avait pas d’importance.

Et il y a celle que je n’arrive pas à avoir et avec qui je ne peux donc pas le partager, pour le moment.

C’est dur, je ne veux pas être tout seul pour vivre ça. Parce que, je ne vous ai pas dit?

Je vais me Pacser.

Un cliché de plus

août 16, 2010

Je me rends compte que plus les années passent, plus je deviens gay. Sans le chercher d’ailleurs. Je ne cherche pas à l’afficher ou à revendiquer quoi que ce soit. C’est juste comme ça.

Je m’habille de plus en plus coloré et je tire parfois sur le « fashion victim » (même si je suis loin d’être un certain personnage de télé-réalité actuellement à l’écran). Je me suis mis à aimer m’acheter des fringues et à les porter.

J’assume de plus en plus mes goûts musicaux caricaturaux : Mylène Farmer, Madonna, Kylie Minogue, Lady Gaga, etc. J’aime, ça ne se discute pas. Je ne fais pas exprès. Je ne m’en cache pas.

Avoir un piercing à l’arcade sourcilière me fait de plus en plus envie. J’ai toujours voulu avoir un piercing et avec mon visage, l’arcade sourcilière rendrait bien. Ca n’est pas moi qui le dit (bien que je le pense) mais mes amis. Et la question était « quelle partie du visage conviendrait le mieux? » donc la question n’était pas orientée. Mais bon, un cliché de plus quoi. Encore une fois sans le vouloir. Cela dit, à cause de mon travail je ne pourrais sans doute jamais réaliser ce point.

La question du milieu gay aussi. J’en avais horreur avant. Maintenant, aller en boîte ou bar gay m’amuse plus que cela ne m’énerve. J’ai appris à prendre du recul face à ce milieu souvent narcissique et superficiel.

Et puis la fidélité. J’ai de plus en plus de mal à la définir (bon attention hein, vu les articles que j’ai écris dernièrement on pourrait croire que je trompe Nick à tire larigot : ce n’est pas le cas). Non que je souhaite commettre une infidélité mais quand j’entends des discussions sur le sujet, je réfléchis à cet acte et je me rends compte que je ne sais pas dans quelle situation je me sentirais trompé ou dans quelle situation j’aurais l’impression de tromper l’autre.

Enfin bref, tout pleins de domaines dans lesquels j’ai beaucoup changé. Je pense que si mon moi d’il y a 5 ans me croisait, il ne pourrait pas croire qu’il s’apprête à changer autant.

Shut up!

août 11, 2010

Comme une envie de tout envoyer balader. Boulot, copain, famille, tout. Punaise mais en fait je suis un dépressif borderline en puissance qui s’ignore.

Aujourd’hui, ça commence mal. Suis très énervé et très fatigué, ça ne fait jamais un bon cocktail. Je suis à mon boulot de merde ou je m’emmerde, et j’ai juste envie de me tirer. Mais pas pour rentrer chez moi, non. Pas envie d’être en tête à tête avec quelqu’un. J’ai envie de prendre ma voiture, de rouler jusqu’à me retrouver dans un endroit paumé et au calme, et d’y passer la journée. Et plus si affinité.

C’est un bordel monstre dans ma tête. C’est fatigant, ça ne s’arrête jamais. Parfois ça se calme, mais ça ne s’arrête jamais. Ma vie professionnelle ne me plaît pas et ma vie de couple ne ressemble pas vraiment à ce que je visais. Mais dans un cas comme dans l’autre je suis incapable de savoir quoi faire et je ne suis même pas certain de vouloir y faire quelque chose. Et parfois je suis heureux, aussi. Alors est-ce que ça vaut le coup de tout envoyer en l’air si jamais demain je me sens mieux et que j’arrive de nouveau à profiter de tout ça ? C’est pour ça que j’aimerais me tirer sans prévenir personne une journée. Une journée entière juste pour moi, en secret, loin des autres. Mais ma chef n’est pas là, je ne peux pas le faire.

D’ailleurs, ça m’arrange bien. Aurais-je seulement le courage d’aller jusqu’au bout de ma démarche si elle était là ? Aurais-je les cojones d’aller la voir et de poser ma journée ? Est-ce que ça ne foutrait pas encore un peu plus le bordel dans ma tête ? Du genre à me poser la question « mais est-ce que c’est bien normal d’avoir besoin de poser une journée en cachette de ton copain, ta famille, tes amis ? Es-tu sûr d’aller bien ? C’est pas un peu symptomatique ? »

Oh ta gueule !

Un fidèle

août 10, 2010

Qu’est ce que c’est la fidélité ? Ca veut dire quoi aujourd’hui être fidèle?

Est-ce qu’être fidèle c’est être exclusif en amour et en relations sexuelles? Est-on infidèle dès qu’on est en dehors de cette règle?
Où commence l’infidélité? Aux regards? Aux premiers compliments? A la caresse? Au baiser? A la nudité? Au rapport buccogénital? A la pénétration?

Distingue-t-on fidélité amoureuse et fidélité sexuelle? Et quelle est la plus facile à maîtriser?

Est-ce que si je croise un garçon, que nous nous regardons et que nous sentons qu’il y a quelque chose entre nous, je suis infidèle? Et si oui, est-ce de l’ordre du sentiment ou du sexe?

Est-ce que si je parle avec ce garçon et que nous nous échangeons des compliments à demi mots, puis ouvertement, je suis infidèle? Et si oui, où commence-t-elle : aux compliments à demi mots ou aux compliments assumés?

Est-ce que si ma main frôle la main d’un garçon, volontairement des deux côtés, on parle d’infidélité? Je n’ai pas couché avec. Mais suis-je vraiment fidèle à ce moment là?

Si j’embrasse un garçon parce que je suis un peu alcoolisé, suis-je infidèle? Etais-je vraiment moi-même? Peut-on me traiter d’infidèle? Mais en même temps, l’alcool ne révèle-t-il pas quelque chose? Et si on s’en tient au baiser, est-ce une infidélité?

Si je vais sur un site internet de webcams, et que je me fais du bien avec un autre garçon par caméras interposées, est-ce que je trompe mon partenaire? Il n’y a même pas de présence physique mais peut-on dire que je suis fidèle? Considères-t-on ça comme un rapport sexuel? Un rapport sexuel virtuel? Est-ce une infidélité?

Et que dire d’une fellation ou d’un rapport complet pénétration comprise? Il y a infidélité physique, mais si c’est avec un inconnu? C’est du sexe égoïste, comme une masturbation. On ne connaît pas l’autre, on s’en moque même. Il n’y a pas de sentiments. Quelle situation est la pire? Une infidélité purement physique ou un amour profond mais sans franchir la barrière du physique?

Foutu journal

août 9, 2010

Ca s’en va et ça revient…

Comme une pointe, une pique dans la vie de tous les jours. Par des écrans, par des ondes, par des chansons. Un texte. Un texte écrit juste après. A chaud. Pour coucher tout ce que j’ai vécu. Tout ce que j’ai ressenti. Pour ne rien oublier. Et c’est plus puissant que le seul souvenir. Ces mots là reflètent exactement mon point de vue, ce sont mes mots, mes tripes. A tel point qu’ils parviennent à réveiller ces exactes sensations à nouveau. C’est fou le pouvoir des mots. C’est dangereux de tenir un journal. Tellement magnifique, mais tellement dangereux.

Un texte peut-il vous faire faire des conneries ? Sans doute. En tous cas, vous jeter dans un désarroi et une mélancolie en quelques heures. Vous rappeler toute une période que vous étiez parvenu à oublier. Et recommencer à penser, sans arrêt. Ai-je bien fait ? Cela fait des mois, des années. Mais toujours pas de réponse à cette question. Des doutes, pas de réponse. Et ce fantôme qui revient me hanter.

Foutu journal.