Posts Tagged ‘foi’

Ce petit chose

août 26, 2011

Il y a certains moments où j’aimerai bien être croyant. A pouvoir faire une prière qui me soulagerait. Avoir la foi, sentir une présence écrasante et bienveillante en chaque mouvement d’air, savoir que je ne suis pas seul. Pouvoir communier avec cet inconnu en lui donnant tout ce que je suis, lui remettre entre les mains et lui demander de l’aide, du soutien.

Mais je ne suis pas croyant. Je n’ai pas la foi. Pour avoir été à deux doigts de l’être, pour avoir physiquement ressenti cette présence, je sais que je ne suis pas croyant. Ce que j’ai ressenti pendant un certain temps s’est éteint.

Ca doit être bien d’avoir le sentiment que l’on n’est jamais seul et qu’il y a toujours de l’espoir. J’ai vu des gens très pieux dans ma famille. Dans les moments les plus douloureux, ils ont ce petit chose auquel se raccrocher. Ils ne baissent pas les bras, prient leur dieu et continuent de croire. Peu importe ce qu’il se passe.

Bien sûr il y a aussi toute la bêtise qui entoure les religions. Mais ces petits moments là. Ceux où malgré l’adversité, la peine qui se lit sur leurs visage, vous voyez aussi une certaine confiance, le courage et la force d’affronter ce qu’il se passe / va se passer.

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Paulo et moi

avril 29, 2010

J’ai commencé à lire Paulo Coelho avec son premier livre, « L’alchimiste ». A l’époque, ce style assez particulier m’avait bien plus et je me suis donc mis à la recherche de tous ses autres livres.

Je suis rapidement devenu assez « fan » de son univers et je pense que j’étais à un moment de ma vie où j’avais besoin de lire des bouquins positifs. D’ailleurs, sur mon ancien blog il doit se trouver un article quelque part où j’explique tout cela en citant des passages de ses livres.

On retrouvait souvent des notions de signes du destin, de lutte entre le bien et le mal et une notion qui paraît essentielle à l’auteur : quand vous désirez vraiment quelque chose et que vous vous en donnez les moyens, l’Univers entier complote pour que cela se réalise. Bref, des livres qui véhiculent du positif et de l’espoir.

Un autre aspect récurrent : Marie. Cet auteur est complètement sous le charme de la Vierge Marie et lui voue un culte qui peut parfois être gênant. D’une façon générale, Paulo Coelho aime à parsemer ses écrits d’un peu (voir beaucoup) de religion. Je dois d’ailleurs avouer qu’à un moment où j’étais vraiment perdu dans ma tête, j’ai touché du doigt la foi suite à la lecture d’un de ses livres. Un sentiment de joie intérieure immense, la sensation d’avoir une force au-dessus de soi. Je pense que si mon éducation avait été un peu plus portée sur la religion, je serais devenu croyant. Il se trouve que cela n’a pas été le cas et que le soufflé est retombé. Mais depuis, je ne juge plus les croyants de la même façon, parce que je crois comprendre ce qu’ils ressentent, et que lorsque l’on ressent vraiment cela, on change.

Bref, à partir du moment où mon sentiment de foi ne s’est pas développé, j’ai commencé à voir de plus en plus ces allusions à la religion chrétienne et à Marie. Et cela a commencé à me déranger. J’ai pourtant continué à lire ses romans, les prenant plus comme des contes philosophiques.

Mais je suis arrivé cette semaine au point de rupture. J’ai entamé son dernier roman il y a quelques semaines et je ne suis pas rentré dedans une seule fois. J’ai l’impression de lire un condensé de ce que je n’aime plus chez cet auteur. Des citations à Marie dès les premières pages, des personnages complètement clichés, des situations totalement improbables (sérieusement, dans le monde d’aujourd’hui, si vous étiez une femme, vous suivriez un homme que vous ne connaissez pas dans un coin isolé, qui vous montre une arme et qui paraît fou?), des ficelles grosses comme ça…

J’ai du m’arrêter.
C’est très, très rare de ma part mais je n’ai pas pu terminer ce livre. Je n’y prenais plus aucun plaisir, c’était plus une corvée pour pouvoir passer au livre suivant. Alors je me suis résolu à dire au revoir à Paulo et j’ai repensé aux bons moments qu’il m’avait quand même fait passer. Je lui dis donc au revoir, mais à bientôt parce que je lui laisse une chance de me séduire à nouveau, avec ses prochains livres, peut-être. Pour ne pas l’abandonner tout de suite.