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L’épreuve

décembre 15, 2011

Cette nuit j’ai fait un vrai cauchemar.

J’étais en train de me balader dehors, c’était l’été il faisait beau et je suis passé devant cette petite maison avec une véranda. J’y ai vu des frères jumeaux, deux beurs d’une vingtaine d’année. Ils étaient à la fenêtre, très mignon. L’un avait le visage un peu plus fin que l’autre. Je suis repassé un peu plus tard, ils étaient toujours là. Je suis rentré dans la maison, et celui au visage fin m’a tout de suite accueilli. Il était très gentil, attentionné et protecteur. On a discuté, bu un café et j’ai fini par l’embrasser. Et puis nous avons fait l’amour. On a commencé à se voir, et plus je le voyais, plus je l’aimais. Et lui en retour.

Et puis tout à coup, je me suis rappelé. Je me suis rappelé que j’étais marié. Je le lui ai dit. Je lui ai dit que j’étais perdu parce que j’aimais l’homme avec qui j’étais marié, mais que pour une raison qui m’échappait, j’étais également tombé amoureux de lui en quelques jours. Il était triste. Il m’a dit qu’il partirait de cette ville si jamais c’était terminé entre nous parce qu’il ne pourrai pas rester ici sans être avec moi. Et il ne voulait pas être l’amant. Il voulait être le mari.

Et j’étais perdu, perdu. Parce que bon sang, je n’avais pas du tout envie de quitter Nick. Et en même temps, je ne voulais surtout pas perdre cet autre avec qui je commençais quelque chose, je voulais continuer à passer du temps avec ce mec si mignon, être avec lui. Mais perdre mon mari ? Jamais… Et comment expliquer la situation à Nick ?

Je me suis réveillé. Ca m’a rappelé ma situation d’il y a deux ans. Etre dragué par un autre qui vous plaît quand on est en couple. Quelle épreuve.

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Brève du 25 Août 2011

août 25, 2011

Je me sens mal au travail, j’ai demandé à Karen si on pouvait manger ensemble à midi parce que je n’avais pas envie d’aller manger au resto avec d’autres collègues dont certains que je n’aime pas et qui ne m’aiment pas. Elle m’a dit oui, et m’apprends maintenant qu’on sera avec deux collègues à elle bien lourds. Sur ce Nick m’appelle pour m’engueuler parce que j’ai oublié de lui rendre son portefeuille.

Journée de merde.

Naïf

juillet 1, 2011

Je suis fatigué de mon travail, comme toujours, je sais, je sais. Je ne sais pas ce que j’attends pour tenter de trouver autre chose. Il faut dire que les histoires de mon entourage ne sont pas très rassurantes, entre mon frère qui galère pour trouver du travail depuis deux ans environ, ma meilleure amie et son copain qui en chient grave, ma cousine qui démissionne de son CDI pour un autre CDI et qui n’est pas gardée à la fin de la période d’essai… Du coup, j’ai l’impression que c’est beaucoup trop dangereux de chercher un autre boulot. Et puis ma boîte vient de se faire racheter et il pourrait y avoir quelques opportunités. Bref, il y a toujours une bonne raison. Mais c’est usant. De continuer à se lever tous les matins pour faire quelque chose qui m’ennuie. Et en plus sur des horaires que je ne choisi plus vraiment depuis plusieurs mois.

Et puis je suis aussi un peu fatigué de la préparation de ce PACS. Je suis un gros naïf. J’ai cru que les gens qui tapaient dans les 10 000 euros pour un mariage abusaient un peu et se faisaient vraiment plaisir. Maintenant que j’organise mon PACS, je me rends compte de la réalité. J’en suis à près de 6 000 euros et pourtant croyez-moi, il n’y a rien de fastueux. Si j’avais su ça à l’avance, je ne sais pas si j’aurais été aussi pressé de fêter cela (en même temps, il n’y a pas trop d’intérêt non plus à fêter cet évènement deux ans après l’union…).

C’est fatigant parce qu’il y a beaucoup de choses à prévoir, peu de temps pour le faire et que j’ai l’impression d’être en retard sur tout. De faire les mauvais choix. Et je n’arrive pas à voir le côté positif de tout ça. Je suis tellement stressé par la préparation que je ne profite de rien et je ne me réjouis pas de la date qui approche. Quel DJ ? Comment organiser les salles ? Comment enchaîner repas et musique ?

Et puis, Nick a enfin eu son affectation pour l’année prochaine. Et comment dire ? Il se retrouve avec un poste très difficile à gérer dont personne ne voulait loin, loin de la maison. Le point positif, c’est qu’il a réussi avec ses amies à se retrouver au même endroit, donc au moins il ne sera pas seul le soir (oui parce que donc, il ne pourra pas rentrer tous les soirs à la maison). J’ai un peu peur de l’année qui vient, je ne sais pas s’il réalise vraiment ce qui l’attends. Je crois qu’il s’en rends compte de temps en temps et qu’il panique un peu, et puis je le rassure parce que, que puis-je faire d’autre ? Alors que je me fais autant de soucis que lui. Bon, même si j’ai confiance en lui et qu’il a les capacités. Mais quand même.

Me retrouver seul à l’appart’, je ne sais pas trop quoi en penser. Parfois je me dis que ça va être dur parce que je n’ai plus l’habitude d’être tout seul et qu’il va me manquer. Parfois je me dis que c’est aussi une bonne chose, que ça force à prendre du temps pour soi. Bon, je crois surtout qu’on va voir au jour le jour. A partir de Septembre.

Bon allez, en tous les cas je suis en vacances dans une semaine, je vais surtout penser à ça. Et ne pas penser à la rentrée, donc.

un bien long article

février 4, 2011

Je crois que je n’ai pas encore raconté dans le détail ce qu’il s’est passé l’année passé, pratiquement jour pour jour. A personne. J’ai gardé ça pour moi pendant une année. Peut-être le temps de le digérer.

Certaines personnes de mon entourage connaissent une partie de l’histoire, d’autre une autre. Mais personne n’a toutes les pièces du puzzle.

Il y a un an presque jour pour jour donc, je me suis séparé de Nick.

La plupart des gens qui ont eu des bribes de cette histoire connaissent la trame de fond et les raisons qui m’ont poussé à le quitter. Mais rares sont ceux qui connaissent la goutte d’eau.

Les raisons de fond, c’est qu’avec le temps comme pour beaucoup de couple, j’ai fini par trouver de plus en plus désagréables certains défauts de Nick qui ne posaient pas de problèmes au départ. Son côté enfant, râleur et colérique. A cela s’est ajouté le fait que nous avons emménagé ensemble et que je me suis rendu compte qu’il ne faisait pratiquement pas de tâches ménagères. Enfin, j’ai commencé à changer sur certains aspects de ma personnalité et là où j’avais toujours juré mes grands dieux (et j’y croyais vraiment) que les plans culs ne me brancheraient jamais, j’ai commencé à avoir envie de me sauter le premier mec que je croisais.

Pour vous remettre en situation, je rentrais le soir depuis 8 mois et Nick était toujours, invariablement, 7 jours sur 7, rentré avant moi. Je n’étais donc jamais seul. Il était de plus régulièrement énervé et me parlait mal. S’il avait envie de sortir, il fallait que j’en ai envie aussi car si ce n’était pas le cas et que j’étais fatigué, alors une dispute éclatait sur le fait que j’étais un égoïste fini. Même chose pour le sexe. Même chose pour tout en fait. Je devais être d’accord avec lui ou c’était la colère. Mais la vraie colère. Et je n’avais pas le droit de sortir seul. La seule chose qui semblait le calmer en fait, c’était mes larmes. Alors enfin il s’apaisait, comme s’il avait besoin de voir qu’il m’avait profondément touché pour être satisfait.

Alors j’ai commencé à me demander si j’étais bien avec celui qu’il me fallait. Si cette histoire rimait à quelque chose, si les choses changeraient, si j’étais heureux. Serais-je mieux seul ? Etait-ce normal de rentrer tous les soirs en ayant la boule au ventre de ce qui pouvait se passer ? Et pourquoi alors ne pourrais-je pas m’envoyer en l’air avec le premier venu, pour me consoler ? Pour me sentir à nouveau beau, désirable et vivant aux yeux de quelqu’un ?

Pendant de longues semaines, je me suis posé toutes ces questions sans jamais pouvoir en parler à quelqu’un. Parce que je n’étais jamais seul.

Et puis la goutte d’eau s’est dangereusement rapprochée du vase plein. Cette goutte d’eau s’appelle Stéphane. Un garçon de ma boîte. Avec qui nous nous étions envoyé plusieurs mails quelques mois auparavant jusqu’à ce que je comprenne qu’il avait complètement flashé sur moi et que je lui fasse comprendre que, même s’il était très mignon, j’étais déjà en couple.

Mais voilà, au mois de Janvier 2010, en pleine période de doute et alors que je ne le croisais jamais, je l’ai vu à nouveau au boulot. Je lui ai envoyé un mail. Il m’a répondu. De nombreux échanges ont suivis, puis nous avons mangé en tête à tête un midi. Nous avons bu le café ensemble. Nous avons fait nos pauses ensemble. Il a quitté son copain qu’il avait plus pour lui tenir compagnie que pour autre chose. Il était très gentil. Il m’a fait de belles déclarations romantiques, et sans lui faire de déclarations, je lui ai laissé entendre que je n’étais pas du tout insensible à des avances.

Mais ce n’était pas moi. Ce garçon qui flirtait avec un autre, ça ne pouvait pas être moi. Moi infidèle ? Ah merde alors…

Les deux derniers jours avant que je prenne la décision de quitter Nick, je les ai passé à pleurer. Pendant la journée, ou juste avant de rentrer chez moi. Malheureux parce que je me sentais mal avec lui, parce que je me sentais mal vis-à-vis de Stéphane (et que je n’avais aucune idée de ce que j’étais en train de faire). Voici ce que j’ai écrit pendant ces deux jours, par exemple :

« Tu me manques.

Le Nick du début me manque. Celui qui adorait me faire des surprises, me préparer des trucs, passer du temps avec moi tout simplement sans forcément faire grand chose. Qui voulait mon bonheur et qui était prêt à des concessions.

Aujourd’hui j’ai l’impression d’étouffer. De ne plus être moi-même. Je suis devenu quelqu’un d’autre pour essayer de me conformer à tes attentes. Et pourtant, plus le temps passe plus il semble que je m’éloigne de ce que tu aimais chez moi.

Tu dis sans arrêt que tu as l’impression que je t’aime moins, que je ne t’aime plus comme avant, que je ne t’aime plus tout court. Et lorsque tu me dis tout ça, aujourd’hui je n’ai plus de réponse. Je ne sais plus comment je t’aime. Non je ne t’aime plus comme avant, et ça explique que je m’agace de plus en plus et de plus en plus vite. Je crois qu’on était déjà arrivé à cette conclusion il y a quelques mois. Ce que j’attends le plus dans mon couple, c’est de la tendresse, un bloc sur lequel me reposer, un temps de paix, quelqu’un avec qui on n’a pas besoin de se mesurer, de se battre – tout cela, on le fait suffisamment ailleurs.

Mais j’ai quelqu’un qui ne m’apaise plus chez moi. Qui ne supporte plus mes câlins, qui veut jouer comme un enfant et qui ne sait plus s’arrêter. Quelqu’un qui s’énerve à la vitesse de l’éclair, parfois pour des broutilles, et qui me fait souffrir énormément dans ces cas là. Quelqu’un qui ne supporte plus que je ne sois pas de son avis, qui ne supporte pas que je dise non ou qui ne supporte pas que je n’ai pas envie des mêmes choses que lui.

Mais te demander de changer tout ça, c’est demander de te changer toi. Tu as en toi cet enfant, ce grain de folie, cette impatience. Te dire de changer, c’est t’étouffer.

J’ai l’impression qu’on ne cherche plus les mêmes choses. J’ai l’impression que tu veux que je sois avec toi tout le temps pour faire ce que tu as envie. Moi, je veux faire ce dont j’ai envie et je veux que tu fasses ce que tu as envie. Ensemble pour les choses dont nous avons envie tout les deux, mais séparément pour le reste. Tu peux rester des heures sur tes animaux ou bien à regarder des poissons dans les animaleries. J’aime écrire, lire, regarder mes séries télé, jouer au jeu vidéo. Je ne fais plus tout ça depuis trop longtemps.

Quand je suis avec ma famille ou avec mes amis, je suis tiraillé entre le fait de faire ce qui me plaît avec eux et le fait que tu vas m’en vouloir si je ne fais pas attention à toi.

Et pourtant…

T’avoir au téléphone tout à l’heure quand tu m’as dit que tu as mal au nez me tire des larmes que tu n’as pas entendu. Je tiens à toi, tu ne sais même pas comment. Hier soir j’étais bizarre… Parce que j’avais sans arrêt envie de pleurer. Tu es capable de me rendre furieux, de me faire dire dans ma tête que j’ai envie d’une pause, ou de partir. Mais tu es capable de me toucher en plein coeur, de m’émouvoir si fort que j’en pleure.

Aujourd’hui je suis perdu… »

Et puis un vendredi soir, je suis rentré plus perdu et angoissé que jamais. Et j’allais devoir passer un week-end entier comme cela. Et j’ai craqué. A peine ai-je passé la porte que j’ai fondu en larmes sans pouvoir m’arrêter et sans vouloir rien lui dire pendant une demie heure. Nick a paniqué. Je pense qu’il comprenait ce qui allait se passer. Et dans même tête, je me suis dit qu’il fallait que je le quitte à cet instant. Parce que je ne voulais pas m’embarquer dans une double vie avec Stéphane et Nick en même temps. Je voulais quitter Nick parce que je ne l’aimais plus, et pas pour tomber dans les bras d’un autre, surtout perdu comme je l’étais.

Ce week-end a été un long cauchemar épouvantable. Et le dimanche soir, j’étais célibataire. Dès le lundi, en apprenant cela, Stéphane a voulu me consoler puis m’a invité à une soirée. J’ai refusé. J’étais célibataire avant tout pour me retrouver, me poser. On verrait la suite plus tard. J’ai eu droit de la part de Nick à toutes les réactions classiques, textos, appels, parfois détaché, parfois en larmes, parfois en colère. Je lui ai demandé de couper complètement les ponts, le temps que je me pose.

Pendant la semaine qui a suivi, j’ai beaucoup, BEAUCOUP réfléchi. Et certaines choses m’ont fait comprendre que je l’aimais toujours. J’ai donc fini par prendre la décision de me remettre avec Nick, mais sous certaines conditions, en retrouvant ma liberté. Et une semaine après la séparation, nous nous sommes retrouvés. Il n’a ré-emménagé qu’un mois et demi plus tard, et depuis tout va mieux. J’ouvre enfin ma gueule quand ça ne vas pas et cette rupture lui a montré qu’il avait intérêt à mieux se comporter s’il ne voulait pas me perdre.

Un an après cette rupture, nous préparons notre PACS. Et cette fois, je ne doute pas.

Mais cette histoire a tout de même laissé une séquelle. Je me suis posé beaucoup de questions à cette époque et notamment sur la fidélité. Je me suis aperçu que ma notion de la fidélité avait changé, et ce que j’ai découvert quelques mois plus tard l’a confirmé. Je crois maintenant que j’ai une fidélité sentimentale. Mais je ne suis pas sûr d’avoir une fidélité sexuelle. Entendons-nous bien : il ne s’est jamais rien passé entre Stéphane et moi, et je n’ai jamais couché avec un autre depuis que je suis avec Nick. Mais je sens qu’un jour, cela arrivera. Et ça ne me paraît plus grave. Parce que je met cela sur le même compte qu’une masturbation devant un porno : lorsqu’on se fait un plaisir solitaire, on ne pense clairement pas à celui qui partage notre vie. C’est un plaisir solitaire auquel l’autre ne participe pas. Bien protégé, quelle est la différence avec faire l’amour avec un plan Q ? Plaisir solitaire auquel l’autre ne participe pas non plus. Du moment que les sentiments ne sont pas engagés, cela ne me dérange pas, que ce soit pour moi ou pour Nick. Si j’apprenais qu’il me trompe occasionnellement sans lendemains, cela ne me dérangerait pas.

Pourquoi en suis-je si sûr ? Parce que j’ai découvert qu’il avait déjà plus ou moins franchi le pas (d’où mes interrogations sur la fidélité il y a quelques mois) sur des sites du type de Chatroulette mais orienté sexe. Et plus d’une fois. Soyons honnête, il s’agit de se foutre à poil et de se faire un plan Q webcam avec un autre. Quelle est la différence avec une infidélité physique ? Pour moi aucune. L’autre a fantasmé et eu un orgasme avec un autre partenaire, présent physiquement ou pas. Et bien, le fait qu’il ait fait cela avec un parfait inconnu ne me dérange pas. Je met ça au même niveau qu’une masturbation, c’est son plaisir à lui, sa sphère. Et vu que cela n’a en rien changé la fréquence et la qualité de nos rapports ça me dérange encore moins.

Forcément, lorsque j’ai vu qu’il avait fait cela, j’ai été très curieux de voir ce que cela faisait. J’y suis donc allé aussi. Et ça n’a fait que renforcer le fait que j’ai trouvé ça sans conséquence. Je ne connais pas la personne avec qui j’ai eu un orgasme. Mes sentiments n’ont pas joués. Ce n’est que du sexe, un orgasme, point.

Le seul bémol ? Nick est un jaloux, un vrai. Il ne sait pas que je suis au courant de ses écarts virtuels. Parce que sinon, je pense qu’il ne supporterait pas l’idée que cela ne me pose pas de problème. Encore moins que j’ai pu le faire suite à cette découverte. Alors qu’au final, c’est avec lui que je veux bâtir ma vie. Avec lui que je veux voir l’avenir. Aller voir ailleurs à l’occasion, quel affaire ! Si l’on est là pour l’autre dans les bons comme les mauvais moments, où est le problème ?

Vous êtes invités on ne sait pas trop quand, on ne sait pas trop où…

novembre 9, 2010

Ouh bon dieu, ça fait un bail que je n’ai pas écrit dans mon journal!

Par où commencer?
J’ai pris ma décision au boulot. Enfin ça fait un peu effet d’annonce ça. Je n’ai pas pris de décision radicale mais j’ai pris contact avec des responsables d’autres services pour changer de boulot tout en restant dans ma boîte. J’ai l’espoir que dans d’autres services ça se passe un peu mieux. Et puis je sais faire le boulot et il me plaît davantage. Si l’expérience est concluante, je reste. Si jamais le boulot me plaît mais que l’ambiance reste pourrie, je me fais suffisamment d’expérience et je pars de cette boîte.

Oui, parce que plus le temps passe, plus les choses empirent. A mon poste actuel, je m’apprête à changer de chef pour la sixième fois en moins de trois ans. Et la pressentie n’est autre que Mélaine, ma collègue avec qui mon arrivée de Mars a été désastreuse. Autant dire que je n’ai pas hâte de voir ce que cela va donner. Et puis, c’est plus profond que ça. J’ai un désintérêt grandissant pour mon boulot depuis des mois et des mois. C’est simple d’ailleurs, toutes les personnes que je connais qui ont fait mon métier ont fini par en changer.

Bref, j’attends maintenant une opportunité en interne en croisant très fort les doigts pour que les remaniements de hiérarchie ne m’empêchent pas de partir. Mais là, j’ai comme un doute…

Sinon, pour le PACS, c’est toujours prévu pour l’été prochain. Le problème c’est qu’on en chie grave de chez grave pour trouver une salle qui nous convienne. Trois n’étaient plus disponibles et la quatrième nous plaît moyennement. D’autant que le bruit est limité à 90 décibels (sinon ils coupent carrément le courant, super pour l’ambiance…) et que ça me semble peu.

Donc je continue de prospecter mais j’avoue que ça commence à me stresser sérieusement. Parce qu’il ne va pas falloir tarder à envoyer les invitations et sans date et sans lieu, ce n’est pas très pratique…

Avec Nick ça va bien, on est dans une période où l’on s’entend bien et l’on se comprend, je me sens bien. Serein.

Mon frère a beaucoup perdu de poids. Mais genre beaucoup. Ca fait environ 10 ans que je ne l’avais pas vu mince. Bin là ça y est. Et ça fait vraiment bizarre. Mais c’est bien, niveau santé il était temps qu’il reprenne les choses en main.

Oui, côté famille, amis et amour ça va bien. Il reste ces deux trucs, le boulot et l’organisation du PACS. Bon, pour le PACS je me dis au pire qu’on peut faire ça début Septembre si jamais on ne trouve rien. Mais pour le boulot… Pfff, je n’ai vraiment pas envie de bosser, de faire ce que je fais. Pourvu que ça change (en bien!) très vite… (mais bon, le boulot, c’est moins important que le reste…)

Je n’veux pas être tout seul

septembre 20, 2010

Je n’veux pas être tout seul pour partager ça.
Pas être tout seul pour partager ça de mon côté. Je voudrais pouvoir le partager avec mes amis et ma famille.

J’ai téléphoné à mon père ce matin pour le lui dire mais il a rapidement enchaîné avec un autre sujet, celui du voyage familial auquel ma mère lui demande de ne pas participer pour rester avec elle puisqu’elle aura tout juste fini ses séances de radiothérapie. Et je pense que mon père n’est pas du même avis que moi. Et que donc il n’a pas aimé ce que je lui ai dit. Et du coup il a raccroché en quelques secondes.

J’ai pu le partager avec trois collègues de bureau ce matin. Une seule a eu la réaction escomptée. Les autres ont enchaîné directement avec leurs problèmes. Comme si ce que je venais de leur dire n’avait pas d’importance.

Et il y a celle que je n’arrive pas à avoir et avec qui je ne peux donc pas le partager, pour le moment.

C’est dur, je ne veux pas être tout seul pour vivre ça. Parce que, je ne vous ai pas dit?

Je vais me Pacser.

Moi je dors (enfin j’aimerais)

juin 7, 2010

Je suis fatigué de cette alternance RIEN – TROP.
Depuis trois semaines je passe mon temps à me demander quoi faire, à prévenir ma hiérarchie que je peux absorber de la charge de travail de mes collègues, à me tourner les pouces… Et voilà qu’aujourd’hui je reçois un email m’informant de la répartition d’activité sur les 4 prochaines semaines et je me retrouve avec le boulot de trois mois à faire en un. Ca me fatigue et me démotive complètement, sans parler du fait qu’il s’agit de l’activité qui m’intéresse le moins (qui ne m’intéresse pas du tout en fait.)

Voilà donc en gros je vais me retrouver à ne faire QUE ça pendant un mois, alors que ces dossiers sont mal ficelés, mal renseignés, et qu’on va me mettre une pression folle pour que je les valide quand même. FA-TI-GUé.

***

Le week-end a été fatigant! Bon, pas spécialement le samedi au départ puisque Nick devant réviser dur pour la suite de ses exams, nous ne sommes pas sortis. Mais le soir nous devions aller manger chez une amie. Avant de partir, en vitesse, Nick s’est occupé de son aquarium marin.

En rentrant vers 1h du matin, nous sentons une odeur étrange dans l’appartement, accompagné d’un grésillement tout aussi étrange. En fait, ça sentait le chaud, à mi-chemin entre du plastique fondu et une poêle chauffée à blanc. Nous sommes tout simplement passés à deux doigts de la catastrophe. J’ai failli passer 20 ans à rembourser un appartement parti en fumée : en changeant l’eau de l’aquarium, Nick l’avait trop rempli et les remous des pompes faisaient gicler de l’eau sur une prise électrique. Cette dernière était en train de noircir et de fondre.

Nous avons donc en urgence coupé l’électricité et tout séché avant de jeter la prise et d’en mettre une neuve (et Nick a également vidé une partie de l’aquarium). J’ai franchement eu très peur. Nick a donc pour mission de sécuriser tout ça dans les prochaines semaines.

Mais le temps de faire tout ça, il était 2h du matin. Et dimanche matin, grasse matinée me direz-vous? Et bien non, lever 8h00 pour une journée de taillage de haie et nettoyage de jardin intensive dans la famille de Nick.

Nous étions donc épuisés hier soir quand Nick a décidé de péter un petit câble au lieu de dormir ce qui nous a amené à discuter jusqu’à minuit et demi. J’ai fini par lui dire que je trouvais fatigant ses crises uniquement destinées à se rassurer sur mon amour et que jamais je ne me permettais de lui faire ça. Il a fini par admettre et je lui ai dit que la prochaine fois il pourrait faire la gueule tant qu’il voulait, moi je dors. Non mais.

Feignant ingrat

juin 4, 2010

Vendredi 04 Juin 2010.

Bon et bien ne faisons pas durer le suspens plus longtemps sur la première partie des examens de Nick… Il les a eu! Donc mon pressentiment était faux et tant mieux. A vrai dire j’en suis encore étonné parce que sérieusement, vu la difficulté de l’épreuve (en général à peine 20% parviennent à valider cette première partie) ça n’était pas gagné!

Il lui reste donc la deuxième partie des épreuves à passer et à valider et il aura terminé son cycle d’études. Bon, la partie n’est pas gagnée non plus mais il est plus à l’aise sur les matières qu’il a maintenant à passer que sur les autres.

***

Je m’ennuie toujours profondément au travail. Bon, ça ne change pas alors je ne vais pas m’étendre plus sur le sujet pour vous éviter l’overdose d’autant que je risque sous peu d’avoir de nouveau besoin d’écrire des pages et des pages sur ce point.

***

C’est vendredi, ça signifie donc que ce soir, c’est le week-end. Dimanche nous devons aller dans la famille de Nick pour aider à faire des travaux. Vous allez me traiter de feignant ingrat mais ça me fatigue à l’avance. Autant voir sa famille me fait plaisir (bon, parfois c’est un peu folklorique!) mais alors savoir que sur les deux pauvres malheureux jours du week-end on va en passer un entier à couper du bois, ramasser des déchets et balayer au lieu de dormir ou faire des sorties sympa… Ca me déprime un peu!

Jusqu’aux vacances…

mai 31, 2010

Allez, encore 5 semaines.
Que le temps me paraît long jusqu’aux vacances… En regardant mon calendrier ce matin, j’ai pris peur parce que j’ai l’impression de n’avoir aucune journée sympa au boulot jusqu’à mes vacances. Parfois j’ai une journée de formation qui permet de souffler un peu, ou alors une journée sur mon ancien site où je peux voir des collègues que j’apprécie… Là, rien.

En parallèle, le directeur du projet sur lequel je travaille est passé dans mon bureau ce matin pour me dire qu’il avait du mal à comprendre pourquoi notre service mettait autant de temps à faire son boulot. 2 minutes auparavant, je recevais un e-mail de ma chef nous demandant de bloquer l’avancement parce que le boulot d’un autre service était trop bordélique. C’est ce qui s’appelle avoir le cul entre deux chaises.

***

Un bon week-end. Trop court, à force on s’habitue aux week-ends de trois ou quatre jours. On a beaucoup mangé en famille et on a pu rester tranquille chez nous, aussi. Faire la grasse matinée (qui ne dure jamais assez longtemps), cuisiner (jusqu’à hier soir). Mais comme d’habitude je dors assez mal dans la nuit du dimanche au lundi et avec 6 pauvres heures de sommeil, tout le bénéfice du week-end s’envole. Je suis crevé et je marche au radar (tiens, un palindrome). J’ai besoin de dormir beaucoup et je n’y arrive pas. Je voudrais me coucher à 21h30 tous les soirs de cette semaine mais bonjour la vie sociale… Je ne sais pas comment faire et c’est une raison de plus d’avoir envie de ces vacances encore loin… Ah, pouvoir dormir toute une semaine…

***

Cette semaine, on va enfin avoir les résultats des premières épreuves de Nick. J’ai peur putain, 3 personnes que je connais ont passé les exams cette années et toutes ont déjà eu leur résultat qui est positif: j’espère que Nick ne sera pas la statistique des négatifs. Quand je vois le niveau des gens qui l’ont eu je me dis qu’il ne serait pas normal qu’il échoue mais j’ai vraiment peur.

***

En somme pas trop le moral ce lundi matin, mais rien d’étonnant à cela entre le bon week-end, la semaine de boulot qui commence mal et les vacances qui sont encore loin…

On a senti l’été rentrer dans l’appartement

mai 25, 2010

Hier soir, ma soeur est venue manger à la maison. Les plus anciens de mes lecteurs savent déjà que je n’ai pas de sœur, mais parmi mes cousines, deux (qui sont sœurs entre elles en l’occurrence) sont très très proches. Et je les appelle donc « mes sœurs ».

Hier donc, Lara est venue. Et nous avons passé une excellente soirée tous les trois (avec Nick). Nous avons mangé gras, sucré, salé, mais bon c’était la fin du week-end alors nous avions une excuse. Nous avons allumé le narguilé à la banane et nous avons parlé, parlé, parlé. Et bon sang, ça faisait longtemps que nous ne nous étions pas posés ainsi pour nous raconter un peu nos vies, nous souvenir des années précédentes, et nos projets pour l’avenir.

Le temps a passé trop vite et tout à coup c’était l’heure de tout ranger et d’aller se coucher. Mais l’ambiance était vraiment spéciale, il flottait dans l’air d’hier soir un avant goût de vacances pour nous trois. Un petit quelque chose qui semblait ouvrir des possibles, une petite bouffée d’optimisme. Alors que je suis à 6 semaines de mes vacances, que Nick est encore en période d’examens et que Lara est en stage tout l’été. Pourtant, hier soir, on a senti l’été rentrer dans l’appartement. Et aucun de nous trois n’avait envie de stopper ce moment. L’atmosphère était si particulière que ni Nick ni moi ne sommes arrivés à nous endormir avant 00h30.

Cela me rend nostalgique ce matin. Habituellement, je prends toujours mes vacances d’été au mois de Juin. Cette semaine de travail est généralement la dernière avant mes congés. Cette année, je regarde mon petit calendrier, et je vois 6 semaines avant de me reposer.

J’ai l’impression d’avoir la tête ailleurs ce matin, insouciant du travail qui me semble tellement, tellement absurde. Non je vous jure, il n’y avait que du tabac dans ce que j’ai fumé hier soir.

***

J’ai vu Mamuth au cinéma ce week-end. Je n’ai pas aimé. Il y a sûrement une grande poésie dans tout ça, l’image est particulière. Mais ça ne m’a pas touché du tout.

***

J’entends sans arrêt que ma mère est fatiguée en ce moment. Je lui dis et répète qu’il faut qu’elle aille voir son médecin et je ne sais pas comment elle se débrouille mais elle n’y est toujours pas allée (alors qu’habituellement elle ne se fait pas prier). Je suis un peu inquiet.

***

Finalement, je vais peut-être partir en Irlande pour mes vacances d’été. Je suis content de partir un peu. Je n’aime pas passer mes vacances d’été chez moi sur toute la durée.

***

Est-ce que je vais me marier avec Nick? J’ai l’impression que ça s’approche. Cela me paraît étrange de dire cela 4 mois après notre « pause » d’une semaine. Mais en Novembre prochain, cela fera trois ans que nous sommes ensemble. Et que dire? Nous avons eu des moments difficiles mais aujourd’hui je ne regrette pas de lui avoir dit « je t’aime » il y a 2 ans et demi de ça. Bien sûr il y a les petits tracas du quotidien mais quel couple n’en a pas? Si je lui proposais en Novembre prochain, pour nos trois ans? Est-ce que ça serait précipité? Voilà un peu ce que je me demande en ce moment. Mais si ça doit se faire, cela se fera d’ici un ou deux ans, c’est sûr.

La question des enfants se pose aussi, forcément. Hier soir, en parlant avec Lara, il a dit qu’il adopterait, lui. Pour ne pas que je le fasse moi. Mais il fera de moi un parent, de fait. Et moi, je ne peux pas l’empêcher d’adopter. Alors il me faudra faire un choix. On verra. J’avoue que je suis tellement indécis sur la question des enfants que cette solution est peut-être celle qui me convient le mieux. A moi de voir si je supporte vraiment d’élever un enfant au quotidien. Tout seul, je n’adopterais pas. Pour garder celui que j’aime, il me faudra accepter son enfant.